jeudi 24 décembre 2009
Bientôt la fin de l'année
C'est aussi l'heure des rétrospectives !
En quoi cette année 2009 va t-elle rester gravée dans vos mémoires ? Quels évènements vous ont marqué pour cette année écoulée ? Et pour la décennie qui s'achève ?
C'est enfin l'occasion d'un premier bilan : comment est le blog ? Qu'y a t-il à améliorer ? Quel conseil pour l'année à suivre ?
C'est à vous de commenter ! A vos clavier !
Vincent Decombe et toute l'équipe du blog.
jeudi 3 décembre 2009
Sondage sur la taxe professionnelle
Question :
Pour ou contre la suppression de la taxe professionnelle ?
Oui : 0 pour centOui mais à condition que les finances des collectivités ne soient pas amoindries : 70 pour cent
Non : 20 pour cent
Cela montre bien que cette réforme de la taxe professionnelle est à faire, puisque selon beaucoup, le travail est trop taxé, mais que cette suppression ne doit pas en même temps bouleverser les finances des collectivités territoriales, qui ont de plus de nouvelles responsabilités à assumer (comme le RSA jeune, le transport scolaire...). Aussi, cette réforme est très controversée, même si des pistes sont envisagées pour que les collectivités ne perdent pas un euro (comme la taxation des antennes réseaux, des opérateurs téléphoniques, de GDF...). Toutes ces pistes sont à étudier, mais le problème est que beaucoup d'élus savent que le processus est enclenché alors même qu'elle n'est pas totalement compensée, et même loin de là, puisqu'il est très difficile de trouver 28 milliards d'euros en nouvelles taxes.
La taxe professionnelle :
Remplaçante de la taxe patente en 1975, la taxe professionnelle est l'un des quatre impôts locaux. Elle ne concerne que les entreprises. Elle ne représente pas moins de 50 pour cent des ressources des collectivités territoriales et bénéficie aux communes, départements, régions françaises.
Pourquoi la supprimer ?
La taxe professionnelle serait supprimer afin de moins taxer le travail en France et pour stopper les délocalisations d'entreprises.
A ce jour, on évoque pour la remplacer une Contribution Economique territoriale, qui serait composée d'une cotisation locale d'activité assise sur des bases foncières, et de la cotisation complémentaire assise sur la valeur ajoutée. Cependant, dans quelle mesure ces taxes compensent-elles la taxe professionnelle ?
En tous les cas, l'état promet de rembourser la taxe pour la première année, peut-être le temps de trouver une solution, sans quoi les collectivités territoriales devront soit stopper leurs investissements, soit augmenter très fortement leurs impôts.
Certains dénoncent une manipulation politique...
Certains pensent que cette suppression est aussi motivée par la volonté de faire augmenter les impôts territoriaux (détenus en majorité par la gauche), pour ensuite accuser la gauche d'ingérence. Le gouvernement, quant à lui, émet la volonté d'autonomie budgetaire plus poussée pour ces collectivités, pour qu'elles soient moins dépensières (et c'est la que l'on peut dire que c'est l'hôpital qui se moque de la charité, étant donné l'explosion de la dette ces derniers temps...).
Dernièrement, c'est François Fillon qui a passé son oral devant les maires de France. Celui-ci n'a guère convaincu. Nicolas Sarkozy était pourtant très attendu.
Des autres solutions ?
D'abord, pour stopper les délocalisations, il serait très utile de pouvoir jouer une politique monétaire de dévaluation de la monnaie, l'euro, qui est excessivement cher, d'autant plus qu'en France, le travail est l'économie réelle est très taxé. Cependant, avec la gestion financière actuelle de l'euro, c'est impossible. Il faudrait alors refonder la BCE, ou bien modifier la politique financière de l'euro, que cela soit un outil attractif pour les entreprises pour tous les pays européens.
Ensuite, pour trouver des fonds qui compenseraient la suppression, on pourait taxer un peu plus l'économie fictive, qui permet réellement de trouver des fonds plus facilement. Ainsi, une taxe tobin d'un pour cent sur certaines opérations boursières permettraient de trouver des financements.
Sources :
-http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/02/06/01011-20090206FILWWW00386-taxe-professionnelle-28-mds-et-non-8.php
-http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_professionnelle
Pour en savoir plus :
-http://www.anceli.fr/
-http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_Tobin
Vincent Decombe
mardi 1 décembre 2009
Les sondages disent-ils la vérité ?
Dans l’histoire des sondages quelques cas semblables peuvent être observé, souvenez vous du 21 avril 2002. Alors que les sondages promettaient un 2e tour traditionnel entre le Jospin (PS) et Chirac, la vérité des urnes fut tout autre, Le Pen arrachait finalement la 2e place au candidat socialiste.
Il est donc intéressant de voir comment et pourquoi les sondages d’opinion n’arrivent pas à rendre fidèlement les scores des partis d’extrême-droite notamment.
Le cas le plus emblématique de l’histoire politique française est certainement celui de l’élection présidentielle de 2002. Les sondages réalisés par les instituts étaient tous d’accord, Chirac arrivait en tête et la deuxième place était occupée par Lionel Jospin.

Lors de ces élections la différence entre le sondage et le vote réel est la plus importante chez le FN avec + 2,36 pts. On s’aperçoit ici que cette différence n’est pas aussi importante que l’étonnement qui a suivit l’élection. Finalement on aurait pu prévoir un tel scénario, du moins il aurait pu être plausible. Pourquoi donc ?
Chez nos amis Suisse, le dernier sondage d’opinion 2 semaines avant le scrutin donnait le « Oui » vainqueurs avec 53 % et le « non » perdant avec seulement 34 %. Ici l’écart entre le vote réel et le sondage s’élève à plus de 23 pts. Cet écart est considérable quand on le compare avec celui de l’élection de 2002 en France.
Mais il ne faut pas oublier que ces sondages sont corrigés par rapport aux données brutes. Les instituts Suisses sont-ils moins bien rôdés aux techniques de redressements des données brutes ? C’est peu probable.
Le cas de Jean Marie Le Pen est flagrant, le taux personnes interrogées qui se disent en faveur du candidat du FN se situe entre 4 % et 7 %. Mais on sait que le résultat réel est tout autre, les gens n’osent pas avouer leurs appartenances aux idées d’extrême droite. Le résultat réel (estimé par les sondages atteint presque 16 % pour les élections de 2007). Alors que Le Pen gagne des voix par rapport aux données brutes, des gens comme François Bayrou ou Ségolène Royale perdent des voix lors de cette digestion des résultats brutes.
On peut prendre un autre exemple typique des retournements de situation : souvenons nous du référendum de 2005 en France, concernant l'institution d'une constitution Européenne : les sondages ont assez longtemps été favorables au oui, puis ont fluctués, pour aboutir à un net « non » de la population française. Cependant ce retournement fut moins net, mais non moins surprenant pour les défendeurs du « oui ».
Il apparaît donc que ce sont les partis de droite et à plus forte raison les partis d’extrême droite qui sont révisés à la hausse. On remarque aussi que jamais les sondeurs ont prévu un score du FN plus haut que la réalité, le FN serait de plus en plus tabou ? On peut même aller plus loin en se demandant si les questions liées à l’islamisme sont plus sensibles et influent plus sur le résultat réel. Les gens oseraient encore moins avouer qu’ils sont contre la religion islamique ?
Dans tous les cas ces élections en Suisse feront date chez les sondeurs du monde entier.
Lors des élections de 2007 beaucoup de débats ont tenté de faire la lumière sur la révision de ces données brutes.
Le Nouvel Observateur :
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2215/articles/a340174-Les_sondages_en_question.html
Le Figaro :
France 3 (INA) :
http://www.ina.fr/fresques/jalons/Html/PrincipaleAccueil.php?Id=InaEdu04700
On peut donc constater un certain décalage entre les sondages et la réalité électorale, dans diverses situations. Ainsi des dispositions législatives ont été prises afin d'interdire la publication de tout sondage la veille et le jour même de chaque scrutin électoral, afin de n'en point fausser le résultat.
Sources :
- Wikipédia
-3C Etudes
-24 Heures
Merci à l'auteur.